De : M. Daniel Rochette, Président de: Les Éditions Intervention.

En réponse à l'article du Voir du 14 Juin dernier, L'Art Actuel dans tous ses États.

À : M. Alexandre Motulsky-Falardeau, journaliste au journal Voir, édition Québec et M. David Desjardins, rédacteur en chef du même journal.

Il est normal dans tout journal qui se respecte et qui affirme posséder une ligne éditoriale telle que la vôtre, qu'un de ses dits journaliste puisse critiquer une oeuvre picturale , installation, performance, sculpture ou toute autre forme d'art pratiquée à Québec et ailleurs. Soit. Et c'est ce que les artistes attendent de votre publication, une critique juste et objective, préparée et écrite par des personnes compétentes et formées, capables de lire une oeuvre à un second, voire à un troisième niveau de lecture si nécessaire.  Ce qui ne semble plus être le cas  en ce moment chez vous depuis la nominnation de M. Motulsky-Falardeau.   
Ce qui ne l'est pas, et c'est le cas de cet article paru dans vos pages du Jeudi le 14 Juin dernier et intitulé L'Art Actuel dans tous ses États, c'est de lire un  de vos ''journaliste'' condamner systématiquement la pratique d'un champs, pour ne pas dire d'un pan complet d'activité artistique donné, et écrire que tout ce qui s'est fait dans cette discipline doit être rayé des livres d'histoire, qu'elle est redondante, que cela manque pauvrement d'inspiration et qu'enfin, tout cela tourne en rond et est dépourvu de toute substance artistique valable. Sans être ''texto'', on en déduit bien que c'est  grosso modo,  le message soutenu dans ce texte. Afin de reprendre certaines expressions utilisées dans les éditoriaux de votre journal, vous reprenez bien des artistes-installateurs et performeurs dans votre article, je vous répète donc que la personne qui a écrit ce texte, est un pauvre ''ti-counne'' qui n'a d'abord pas vérifié ses informations, n'a aucun passé historique de critique d'art, connait encore moins Le Lieu et son historique et, rions-en bien, appelle un performeur un performateur. Il a trop fait de latin celui-là, avouons-le!!! 
Ridicule et d'une incompétence flagrante.  
Il l'a lui-même écrit en risquant cet article.

Cet article appelle à des excuses publiques de votre Rédaction envers Le Lieu, les  Centres d'artistes de Québec et plus directement encore, les  artistes eux-mêmes , ceux-mêmes qui oeuvrent dans ces disciplines et celles connexes, que votre journalistre condamne et mentionnées dans votre article comme, n'améliorant pas la société. Cet article résolument diffamatoire, empreint de méchanceté, de médiocrité et réducteur pour les artistes comme il ne s'en peut plus, n'a pas sa place dans vos pages, ni celles d'aucun autre médium. Tout comme la personne qui l'a écrit d'ailleurs. Qui a le droit d'affirmer qu'une discipline artistique, peu importe soit-elle, améliore ou non une société ou pire, a le devoir de le faire et ou de le prôner? Affirmer publiquement une telle aberration tient de la folie furieuse !!! 

L'art est à être fait, et non fait à devoir ''améliorer '' une société!!! Son incidence  sera à être déterminée en temps et lieux par les historiens de l'art,  et  non pas par vous, ce que vous n'êtes pas, monsieur. Je ne vous autorise donc aucun jugement de votre part. Et pour reprendre une autre fois votre esthétique linguistique éditoriale, ''Clancher quelqu'un pour clancher quelqu'un'' relève tout simplement de l'enfantillage, Cet article répond aussi et c'est évident, d'un désir d'affirmation puéril, de jeune adulte universitaire qui essaie de s'affirmer, et nous en faisons malheureusement les frais.

Sachez que Le Lieu, ne souffrira pas de ce langage ''gratuit'' et complètement déconnecté de la réalité artistique du Lieu et de la ville de Québec publié dans votre journal la semaine dernière. Le Lieu possède et élabore sa démarche artistique depuis maintenant 30 ans, par la publication de livres et d'une revue (Inter (30 ans, le 100ième numéro sera lancé dans le cadre des activités officielles du 400ième  Anniversaire de La Ville de Québec, et auxquelles nous participerons officiellement et activement ) et autres supports connexes (cd,dvd).  Le Lieu organise aux deux ans et depuis plus de 20 ans une Rencontre Internationale d'Art Performance ou se cotoient des artistes du monde entier, expose en ses murs des installations d'artistes eux-aussi de partout dans le monde et reconnus internationalement, et laisse dans sa programmation régulière, une place toute particulière à l'Art -Performance , ou si vous préférez l'Art-Action. La réputation internationale du Lieu et de la revue Inter ne sont plus à faire et malheureusement pour votre journal et journaliste, cet article n'aura pas prise ni conséquence sur  l a réputaion locale et internationale  de notre médium et nos activités . À part peut-être pour quelques touristes étrangers qui, après avoir ramassé votre feuille de chou par curiosité et après avoir vu la photo de l'installation présentement en place au Lieu, auront demandé à leur interprète de leur traduire ce texte. Malheureusement pour eux, ils repartiront avec une bien mauvaise opinion de notre ville et de l'ouverture à l'art et au monde que vos journalistes auront réflété. 
Souhaitons enfin que l'artiste Yves Tremblay, directement impliqué et de qui, mais par vous, et sur qui s'abat, malheureusement et je le déplore amèrement, toute cette polémique, polémique qui dépasse bien le sens propre et figuré de son installation, ne sera pas trop affecté par vos propos, monsieur.
Je m'en pose personnellement en défenseur.
Cet article est tout à fait injuste et mérite des excuses envers cet artiste, notre centre et tous les artistes impliqués au niveau de l'Art Actuel de toute la région que vous déservez!!!
Avez-vous même pensé une seule fois à l'artiste lors de la rédaction de votre article M. Motulsky-Falardeau? La question se pose. La seule chose que cet article aura vraiment su faire, c'est vraiment mettre tout l'Art Actuel dans tous ses États. Vous devrez donc forcément en vivre les conséquences car '' A Scriptum Restum'', ''Les Écrits Restent''.

Post Scriptum maintenant : Si vous trouvez le ton de cette réponse baveux, je vous recommande de vous relire vous-mêmes tous les deux.

Daniel Rochette.
Président.
Les Éditions Intervention. 
       


L'installation Réverbération
d'Yves Tremblay.
photo: Lucie Marcoux (VOIR)

L'exposition
est prolongée au Lieu

Site de Yves Tremblay

Article d'Alexandre Motulsky-Falardeau
(Voir / Québec / 14 juin 2007)

Lettre de Jean-Pierre Guay
au Voir

Lettre de Daniel Rochette
(Président, Les éditions Intervention)

Lettre de Richard Martel
au Voir

Réponse au Lieu
de David Desjardins
rédacteur en chef de Voir Québec

Réponse d'Yves Tremblay
à L'article de A. Motulsky-Falardeau

Rèponse de Claude Chevalot

Mea culpa
d'alexandre Motulsky-Falardeau

Réponse de Daniel Rochette

Claude Chevalot écrit

Ceci n'est pas une pipe
(blogue)

Voir Québec, l'installatiion,
Le Lieu et Marcel Duchamp,
take 2!!!
L'Interventioniste

En archives:

L'artiste, le public et le médiateur,
Chronique de Richard Ste-Marie
à l'émission Tout l'monde s'en fout pas
(avec François Lemay)
le 3 février 2002.
Pour écouter :
-

Interview de Richard Martel
Le Lieu / Inter
À l'émission L'Aérospatial
(avec Jean-Pierre Guay)
le 20 décembre 2006
Pour écouter :
-